L'Atelier historique de la langue française
le Grand Atelier historique de la langue française

Préfaces des dictionnaires de l'Atelier historique de la langue française

Le Littré | La Curne de Ste Palaye | Dictionnaire universel de Furetière | Dictionnaire philosophique de Voltaire | Dictionnaire des synonymes de Guizot | Curiosités françoises de Oudin | Dictionnaire de l'Académie française - édition 1762

et 7 dictionnaires supplémentaires composant
le Grand Atelier historique de la langue française

Le dictionnaire de Jean Nicot | Dictionnaire français contenant les mots et les choses de Richelet | Le Thomas Corneille | Dictionnaire étymologique de Gilles Ménage | Dictionnaire grammatical portatif de la langue française de l'Abbé Féraud | Dictionaire [sic] critique de l'Abbé Féraud | Dictionnaire universel de Trévoux

DICTIONNAIRE GRAMMATICAL DE LA LANGUE FRANÇOISE, CONTENANT

toutes les Règles de l'Orthographe, de la Prononciation, de la Prosodie, du Régime, de la Construction, &c. avec les Remarques & Observations des plus habiles Grammairiens.

NOUVELLE ÉDITION.

Revue, corrigée, & considérablement augmentée. (1788).

 

PREFACE

Nous avons des Dictionnaires portatifs de toutes les Sciences & de tous les Arts ; mais nous n'en avions point de Grammatical : c'est par-là pourtant, ce semble, qu'on auroit dû commencer. Un Dictionnaire est plus fait pour être consulté, que pour être lu de suite: or, sur quoi a-t-on plus souvent besoin de consulter, que sur les difficultés & les doutes qui naissent, à chaque instant, sur les différentes parties de la Grammaire ?

Nous avons d'excellens ouvrages en ce genre, mais chacun d'eux a un objet borné, & ne renferme pas tout. On trouve ici les règles de l'Orthographe ; là, les principes raisonnés de la Langue ; ici, un traité de la Prosodie ; là, des remarques & des observations.

La méthode qu'ont suivie les Auteurs de ces ouvrages, quoique très-naturelle dans le plan qu'ils s'étoient formé, n'est pas aussi commode pour le Lecteur qui consulte, que celle d'un Dictionnaire. Dans les autres ouvrages, il faut d'abord aller à la table des matières, où l'on ne trouve pas toujours tout ce que l'on cherche, ni sous le titre où on croit le trouver, & revenir ensuite à l'endroit cité dans cette table, dont les numéros ne correspondent pas toujours à ceux du corps du livre. Un Dictionnaire est, selon l'ordre alphabétique, le plus commode, sans doute, pour toute personne qui consulte.

De plus, quand on aura trouvé ces règles générales que l'on cherche, il faut les appliquer au mot ou à l'expression qui occasionne ce doute ; & c'est un nouvel embarras.

Si l'on trouve donc un ouvrage qui réunisse les règles de l'Orthographe, de la Prononciation, de la Prosodie, de la Construction, du Régime, avec les Remarques & Observations des meilleurs Grammairiens ; qui non-seulement présente ces règles générales à leur place, mais qui en fasse l'application à chaque mot, & dans l'ordre le plus commode pour le Lecteur ; cet ouvrage pourroit-il n'être pas d'une très-grande utilité, sur-tout aux Étrangers, aux Jeunes Gens & aux Habitans de différentes Provinces de France, pour leur faciliter la connoissance des délicatesses & des bizarreries d'une Langue qui est aujourd'hui la Langue de toute l'Europe ?

Nous ne bornons pas là pourtant les fruits de notre travail ; nous espérons que les François même, qui possèdent le mieux leur Langue, pourront trouver dans ce Dictionnaire, du moins de quoi se rappeller avec plaisir leurs connoissances en ce genre. Il n'est rien qu'on oublie plus aisément que les règles de la Grammaire, tant elles sont multipliées d'un côté, & de l'autre subtiles & métaphysiques. Notre expérience nous a persuadé qu'on recevroit avec plaisir un Dictionnaire grammatical portatif, où elles se trouveroient toutes réunies, & où elles seroient appliquées à chaque mot, & que ce seul livre pourroit tenir lieu de bien d'autres. Nous y avons fondu les Grammaires de l'Abbé Regnier, du Père Buffier, de l'Abbé Girard, de M. Restaut ; la Prosodie de M. l'Abbé d'Olivet, les Remarques de Vaugelas, de Ménage, de Bouhours, de Thomas Corneille, de l'Abbé Dangeau ; nous y avons ajouté un assez grand nombre de Remarques toutes nouvelles.

Voici comment nous procédons. Nous mettons d'abord en capitales les différens mots, avec leur signe caractéristique de verbe actif, ou neutre, de substantif masculin, ou féminin ; d'adjectif, ou d'adverbe, &c. Nous peignons ensuite à l'oeil, autant qu'il est possible, la prononciation, en écrivant en italique le mot, tel qu'il s'écriroit, si la prononciation & l'orthographe étoient d'accord ; après quoi, nous avertissons des syllabes brèves, longues, ou douteuses, qui se trouvent dans ce mot. Enfin nous mettons, dans les Remarques désignées le plus souvent par ce signe <REM>, les observations qui se présentent sur la prononciation, l'orthographe, le régime des verbes, des conjonctions, des prépositions, de certains substantifs ou adjectifs, la propriété des mots, leur emploi & leur usage, le sens propre ou figuré, &c. C'est dans ce lieu que sont arrangées, sous les mots respectifs, les Remarques des Auteurs déja cités, & les nôtres.

Les Règles générales de la Grammaire sont placées, par ordre alphabétique, sous les noms qu'elles concernent, comme sous les noms adjectif, adverbe, article, conjonction, pronom, préposition, participe, substantif, verbe, &c. De même les terminaisons générales des mots, soit pour la Prosodie, soit pour la formation des noms, des genres & des nombres, soit pour la prononciation, sont mises par ordre alphabétique. On trouvera en particulier, au commencement de chaque lettre, les règles générales qui la concernent.

Nous finirons cette Préface par quelques réflexions sur les différentes parties de notre travail.

I. L'Orthographe est dans la Grammaire ce qui a été le plus négligé, même par les meilleurs Écrivains. Ils ont méprisé ces minuties grammaticales ; & c'est ce qui a produit tant de variétés en ce genre, que souvent le même mot se trouve écrit de cinq ou six manières différentes par les différens Auteurs. Ceux qui ont composé nos Dictionnaires les plus estimés, n'ont suivi que leur goût ou leur routine ; aussi diffèrent-ils entr'eux autant que les livres que l'on consulte.

Quatre guides doivent nous conduire dans ce labyrinthe, l'Usage, l'Étymologie, l'Analogie & la Prononciation. Quand l'Usage est constant & universel, il doit tenir lieu de tout ; & on n'a pas besoin d'autre règle. Alors ni l'Étymologie, ni la Prononciation, ni l'Analogie ne doivent être écoutées. Mais il faut y avoir recours, quand l'Usage n'est pas fixe ; & s'il faut faire un choix, il vaut mieux, sans doute, consulter le goût de la Langue, les sources d'où les mots sont dérivés, & les règles de la Prononciation, que de se décider aveuglément & sans principes, ou de ne suivre qu'une prétendue commodité qui est la source de tant d'abus.

Nous avons suivi les principes du Dictionnaire d'Orthographe, qui a été formé d'après ceux du Dictionnaire de l'Académie.

D'après ces principes, nous avons conservé un grand nombre de lettres que Richelet & tant d'autres après lui avoient voulu supprimer, & nommément les lettres doubles, qui indiquent presque toujours que la syllabe qu'elles affectent, est brève. Nous avons rétabli l'h dans les mots dérivés du grec ou formés d'après d'autres mots où elle se trouve ; & nous n'avons pas cru que, de ce qu'elle ne se prononce pas, ce fût une raison pour ne pas l'écrire. Pour l'y, nous ne l'avons conservé que dans les mots tirés du grec, ou dans ceux où il fait fonction de deux ii, comme dans effrayer, employer, &c. dans lesquels le premier i fait une diphthongue avec la voyelle précédente, & le second se lie avec la suivante, écè-ïé, anploi-ïé. Nous avons supprimé cet y à la fin des mots où il est inutile, & où il a été introduit par abus, & au milieu des mots où il pourroit induire en erreur, & où il est contraire à la prononciation. Ainsi, nous écrivons Roi, Essai, & non pas Roy, Essay, comme on écrivoit anciennement. De même, au lieu de playe, j'aye, joye, il employe, qu'il faudroit prononcer contre l'usage, plé-ïe, é-ïe, joa-ïe, anploi-ïe, nous écrivons plaie, aie, joie, emploie, qu'on prononce plè, è, joi, anploi.

On a pris tout le soin possible pour que les accens fussent marqués exactement ; mais pour une plus grande précaution, & de peur que, par inadvertance, il ne se fût glissé quelque faute, nous avons averti ordinairement des accens qui se trouvent dans chaque mot, sur-tout quand l'erreur pourroit avoir des conséquences, ou n'être pas aisément remarquée.

L'e qui précède l'e muet final, & qui n'est pas marqué d'un accent circonflexe, est un e moyen entre l'é fermé & l'è ouvert. Quand il est suivi de deux consonnes, d'une lettre double, comme l'x, on n'y met point d'accent ; ainsi l'on écrit belle, amourette, tendresse, suspecte, sexe, sans accent sur la pénultième ; mais, quand cet e n'est séparé que par une seule consonne, de l'e muet final, les uns y mettent un accent grave, d'autres un accent aigu ; d'autres enfin n'y mettent point d'accent. Nous avons préféré la pratique des premiers comme plus utile, acquérant tous les jours une plus grande autorité. Nous mettons donc un accent grave aux mots terminés en ece, ede, ege, egle, ele, eme, ene, ere, ese, ete, eve ; & nous écrivons nièce, remède, collège, règle, crème, cène, père, thèse, prophète, brève, &c. mais nous ne manquons pas d'avertir que l'e est moyen.

II. La Prononciation est une chose qu'on ne peut bien montrer que de vive voix, & bien apprendre que par un long usage. En tâchant de la peindre à l'oeil, nous n'avons prétendu que dégrossir cette partie, & faire éviter les fautes les plus grossières & les plus sensibles. Nous avons borné notre travail à supprimer les lettres qui ne se prononcent pas ; à mettre un équivalent aux diphtongues, plus rapproché de la prononciation ; à substituer aux caractères de l'orthographe d'autres caractères moins équivoques ; & enfin à mettre entre deux tirets, ou deux divisions, les assemblages de voyelles qui doivent ne former qu'un son & qu'une syllabe. Ainsi, dans accablement, un des deux cc ne se prononçant pas, non plus que le t final, en se prononçant comme an, & c comme k, nous écrivons akableman : dans accéder, les deux cc se prononcent, le premier, comme un k, le second comme une s forte ; l'r est muette, & l'e qui la précède est fermé : nous écrivons donc aksédé ou akcédé. Dans croire, oi a le son d'oa dans la prononciation soutenue, & d'è, dans la prononciation ordinaire : nous écrivons croa-re, ou crère. Dans accoutumer, ou ne forme qu'une syllabe ; nous l'avons donc mis entre deux tirets, a-kou-tumé.

Il est aussi beaucoup d'accens qui se prononcent & ne s'écrivent pas. En répétant le mot en italique, nous avons marqué ces accens. Agreste, aigrette, alerte, abbesse, admettre, aisselle, en sont des exemples : nous les écrivons agrèste, égrète, alèrte, abèce, admètre, écèle, en avertissant, quand l'è est ouvert, comme dans le troisième, & quand il est moyen, comme dans tous les autres.

III. Malgré l'excellent Traité de la Prosodie françoise, donné par M. l'Abbé d'Olivet, bien des gens ignorent encore si notre Langue a une Prosodie. Plusieurs observent, en prononçant, les brèves & les longues, mais sans trop sçavoir pourquoi, & n'étant guidés que par l'habitude ; d'autres, qui n'ont pas eu les mêmes secours dans leur éducation, font en ce genre les fautes les plus grossières. M. l'Abbé d'Olivet a rendu un service inestimable au public, en consacrant ses talens & ses veilles à un travail utile, mais pénible & ingrat. Nous avons mis à leur place, dans l'ordre alphabétique, les terminaisons des mots avec leur quantité, telles qu'elles se trouvent dans le Traité déja cité. En réfléchissant sur ces terminaisons, nous avons trouvé quelques règles générales pour les longues que nous croyons pouvoir abréger le travail de la mémoire, & généraliser un peu plus les principes. On les trouvera au mot Long.

Nous n'avertissons pas toujours des brèves ; mais le silence est un avertissement en cette occasion : toutes les syllabes qui ne sont pas qualifiées longues ou douteuses, doivent être censées brèves. Pour les longues, nous les avons marquées d'un accent circonflexe, lorsqu'il a été convenable, quoique cet accent ne fût point marqué dans l'orthographe.

Nous pouvons citer en exemple accablement, dont le second a est long, & n'est point marqué d'un accent circonflexe : en répétant ce mot en italique pour la prononciation, nous y avons ajouté cet accent ; & nous avons écrit akâbleman.

IV. Les Règles générales de la Grammaire entroient dans notre plan ; aussi les Remarques & les Observations grammaticales seront-elles en un nombre incomparablement plus grand dans cette nouvelle édition. Outre celles des différens Grammairiens, que je pourrois avoir omises, ou que je ne connoissois pas quand j'eus le premier dessein de cette ouvrage, on en trouvera près de huit cens toutes nouvelles, qui sont le fruit de la lecture réfléchie de nos meilleurs Auteurs anciens & modernes. Je me suis sur-tout attaché aux Poëtes, pour deux raisons : la première, c'est qu'on retient mieux les vers que la prose, & que les incorrections de style, inévitables dans la Poësie, peuvent, à cause de cela, induire plus facilement en erreur ; la seconde, c'est que la contrainte de la mesure & de la rime, & le droit des inversions jettent comme nécessairement les Poëtes dans des fautes grammaticales qui passent trop aisément pour des licences autorisées, parce qu'elles sont rachetées par de vraies beautés, & que l'harmonie des vers les dérobe facilement à des yeux ou à des oreilles peu instruites ou peu attentives. J'ai donc cru que les Poëtes me fourniroient un plus grand nombre de Remarques ; & je ne me suis pas trompé. Ce n'est pas que je condamne tout ce que je relève ; mais du moins il m'a paru utile d'avertir de ce qui n'est pas selon l'exactitude grammaticale, pour qu'on ne l'imite pas dans la prose. Ce que l'on fait remarquer être contre l'usage, le fait bien mieux connoître ; & la meilleure manière d'inculquer les règles dans l'esprit, c'est de citer des phrases où elles sont violées.

APPROBATION.
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Vice-Chancelier, le Dictionnaire grammatical de la langue françoise, avec les augmentations considérables, propres à le rendre plus complet. Cet ouvrage sur une Langue devenue chère aux Étrangers, étoit nécessaire pour leur en fixer la prononciation : les Provinces même de la France sçauront en profiter, pour expatrier des accens que la délicatesse de leur langue désavoue ; j'estime donc qu'une nouvelle édition de ce pénible Dictionnaire sera très-utile à toute l'Europe. A Paris, ce 12 du mois de Février 1767.

Signé, GENET, Docteur de la Maison & Société de Sorbonne, de l'Académie des Arcades de Rome.

PRIVILÈGE DU ROI LOUIS,
par la grace de Dieu, Roi de France et de Navarre : A nos amés & féaux Conseillers les Gens tenant nos Cours de Parlement. Maîtres des Requêtes de notre Hôtel. Grand-Conseil, Prévôt de Paris, Baillifs, Sénéchaux, leurs Lieutenans civils, & autres nos Justiciers qu'il appartiendra, Salut Notre amé le Sieur Vincent, Libraire, nous a fait exposer qu'il désireroit faire réimprimer & donner au Public un Ouvrage, qui a pour titre : Dictionnaire grammatical & prosodical de la Langue françoise, par M. Feraud, Prêtre, où l'on trouve rangées par ordre alphabétique toutes les Règles de l'Orthographe, de la Prononciation, de la Prosodie, du Régime, de la Construction, &c. s'il nous plaisoit lui accorder nos Lettres de Privilège pour ce nécessaires. A ces Causes, voulant favorablement traiter l'Exposant, Nous lui avons permis & permettons par ces présentes de faire réimprimer ledit Ouvrage autant de fois que bon lui semblera, & de le vendre, faire vendre & débiter par tout notre Royaume, pendant le tems de douze années consécutives, à compter du jour de la date des présentes. Faisons défenses à tous Imprimeurs-Libraires & autres personnes, de quelque qualité & condition qu'elles soient, d'en introduire de réimpressions étrangeres dans aucun lieu de notre obéissance, comme aussi de faire réimprimer, vendre, faire vendre, débiter ni contrefaire ledit Ouvrage, ni d'en faire aucun extrait, sous quelque prétexte que ce puisse être, sans la permission expresse & par écrit dudit Exposant ou de ceux qui auront droit de lui, à peine de confiscation des Exemplaires contrefaits, de trois mille livres d'amende contre chacun des Contrevenans, dont un tiers à Nous, un tiers à l'Hôtel-Dieu de Paris, & l'autre tiers audit Exposant, ou à celui qui aura droit de lui, & de tous dépens, dommages & intérêts : A la charge que ces présentes seront enregistrées tout au long sur le Registre de la Communauté des Imprimeurs & Libraires de Paris, dans trois mois de la date d'icelles ; que la réimpression dudit Ouvrage sera faite dans notre Royaume, & non ailleurs, en bon papier & beaux caractères, conformément aux Réglemens de la Librairie, & notamment à celui du 30 Avril 1725, à peine de déchéance du présent Privilège ; qu'avant de l'exposer en vente, l'imprimé qui aura servi de copie à la réimpression dudit Ouvrage, sera remis dans le même état où l'approbation y sera donnée ès mains de notre très-cher & féal Chevalier, Chancelier de France, le Sieur de Lamoignon, & qu'il en sera remis deux Exemplaires dans notre Bibliothèque publique, un dans celle de notre Château du Louvre, un dans celle dudit Sieur de Lamoignon, & un dans celle de notre très-cher & féal Chevalier, Vice-Chancelier & Garde des Sceaux de France, le Sieur de Maupeou ; le tout à peine de nullité des présentes. Du contenu desquelles vous mandons & enjoignons de faire jouir ledit Exposant & ses ayans cause, pleinement & paisiblement, sans souffrir qu'il leur soit fait aucun trouble ou empêchement. Voulons que la copie des présentes, qui sera imprimée tout au long, au commencement ou à la fin dudit Ouvrage, soit tenue pour dûment signifiée, & qu'aux Copies collationnées par l'un de nos amés & féaux Conseillers-Secrétaires, foi soit ajoutée comme à l'Original. Commandons au premier notre Huissier ou Sergent sur ce requis, de faire, pour l'exécution d'icelles, tous actes requis & nécessaires, sans demander autre permission, & nonobstant clameur de Haro, Chartre Normande & Lettres à ce contraires : Car tel est notre plaisir. Donné à Compiègne, le vingtième jour du mois d'Août, l'an de grace mil sept cent soixante-six, & de notre Règne le cinquante-unième. Par le Roi en son Conseil.

Signé, LE BEGUE.

Registré sur le Registre de la Chambre Royale & Syndicale des Libraires & Imprimeurs de Paris, N. 960, Fol. 27, conformément ou Réglement de 1723. A Paris, ce 19. Septembre 1766.

Signé, GANAU, Syndic.

 

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